L'année fut longue. Souvent, nous avons eu du mal à respirer. Il a fait froid, il a fait las, il a fait trop, de tout, de rude et de sans. C'était long. Plus que d'habitude: nos cimes bringuebalées, pensées qui débordent, corps qui alertent, et tout autour, ça gronde, l'impression qu'un furieux précipice se dessine. Sûr (absolument), il était temps de reprendre son souffle, poser les armes et sentir nos visages sourire, doucement, profondément. Avec l’été, c'est venu: l'air chaud, le vent qui cajole et la montre qui chaloupe… C'est derrière la cage thoracique qu'on l'a d'abord senti. Pourtant les nouvelles ne se sont pas adoucies, pourtant le monde n'apas ralenti, mais nos esprits, oui. Par le soleil et l'odeur des fruits de juin et juillet, et aussi par la…