Il s'est posé sur ma bouche comme on souffle sur une peau de velours, comme on lèche, appétit de lynx, un sein nu, plein, tendu, chauffé par les rayons du soleil. Et pen dant que mon désir montait, un hurlement, dehors, l'hiver. Et pendant que le bas de mon ventre gémissement, dehors le givre. La glace. Le vent. Et lui, à l'intérieur de moi, déjà. Lui, tout entier (je l'appelle encore, plus fort). Lui, entré en moi par la langue, attentif à ma demande, moi, bouche à peine apaisée d'enfin pouvoir le goûter, et nos cœurs qui perlent et dévalent notre surface toute pleine de désir, encore, encore. Rythme lent, régulier. Nos lèvres se mangent et se chevauchent, moi je n'entends que ses mains qui saisissent ma soif, m'autorisent, me…
