Pollution de l’air et cancer du poumon : le mécanisme élucidé
On savait que la pollution de l’air provoquait des cancers du poumon chez les non-fumeurs (10 à 15 % des patients traités). Mais la cause n’était pas précisément connue. Des chercheurs britanniques de l’Institut Francis Crick et de l’University College of London viennent de résoudre cette énigme. Le responsable ? Les mutations de deux gènes, EGFR et KRAS. Ces mutations se développent quand on vieillit, mais ne touchent pas tout le monde. Lorsqu’elles sont là, elles rendent les poumons plus vulnérables aux particules fines, créant une inflammation, et un terrain favorable au cancer. À l’inverse, les personnes n’ayant pas ces gènes mutés pourront, elles, être exposés régulièrement aux redoutables particules PM2,5 (au diamètre inférieur à 2,5 micromètres), notamment émises…
