Ce que montre précisément l’étude
L’étude, publiée par des chercheurs de l’INSERM, du CNRS et de l’AP-HP, au sein de l’Institut du cerveau (ICM) à Paris, dans « Nature Communications » en septembre 2022, a identifié une région du cerveau impliquée dans la procrastination : le cortex cingulaire antérieur, qui « calcule pour chacune de nos actions le rapport entre coût et bénéfice », précise le Dr Raphaël Le Bouc, neurologue et premier auteur.
Chez les procrastinateurs, il s’active plus fortement lorsqu’ils choisissent de repousser une tâche : l’effort associé leur apparaît moins pénible si elle est reportée dans le temps. Et plus la perspective de satisfaction à retirer de cette tâche est éloignée, moins elle apparaît stimulante. « La procrastination semble ainsi s’expliquer spécifiquement par la tendance du cerveau…
