TÉMOIGNAGE « Si seulement je pouvais débrancher mes jambes, le soir, ou les flanquer dans un placard, fermé à double tour, jusqu’au matin !” Voilà ce que je me répète pendant quatre ans. Car, inlassablement, entre 22 h et 23 h, alors que je suis enfin au calme dans le canapé, semi-allongée ou assise, des élancements très désagréables s’emparent de mes jambes, complétés de fourmillements et, parfois, de décharges électriques. Et ces impatiences peuvent s’éterniser jusqu’à 3 h du matin. Un cauchemar éveillé. Exaspérant ! Car la seule solution pour museler les symptômes est de marcher, marcher, marcher. Encore et encore. Interminablement. En secouant régulièrement mes jambes de mouvements saccadés. Avec le temps, je découvre que le froid affaiblit l’intensité des symptômes, car j’ai également la sensation que mes pieds…