L’incandescent, le météore mélancolique, le prince foudroyé : tout a été écrit et tout est vrai. Pourtant, prince, il ne l’a jamais été, mais baron Nikolaï Vladimirovitch Staël von Holstein, dit Nicolas de Staël, né à Saint-Pétersbourg en 1913, suicidé à Antibes en 1955. Entre-temps : la révolution russe de 1917, l’exil, le deuil de ses parents à 6 ans, deux guerres mondiales, la Légion étrangère, des femmes et surtout trois, des toiles peintes par centaines pour autant de détruites, la misère puis la gloire… et pour finir le grand saut dans le vide. Il est un des mythes fondateurs de l’art contemporain. L’homme avait tout pour ça, sa beauté, ses amours malheureuses et son indifférence, voire son mépris, pour le succès. “Je ne ferai jamais la carrière jusqu’à l’Institut…