Il y a sans doute quelque chose de paradoxal dans l’existence même de platines Bluetooth. Le revival du vinyle a eu lieu pour plusieurs raisons: l’objet est «cool», même pour les jeunes générations, il impose un cérémonial qui redonne une place d’honneur à l’écoute musicale, et surtout, il y a la promesse d’un meilleur son. Il n’appartient pas à cet éditorial de revenir sur la qualité intrinsèque du vinyle, comparée à celle du CD ou des fichiers haute-résolution. Mais meilleur ou pas, il est indéniable que la nature analogique du son du vinyle rend celuici particulièrement singulier, à plus forte raison aujourd’hui. Or, en optant pour une platine vinyle équipée d’une sortie Bluetooth, cet aspect analogique s’envole: transformé en 0 et en 1, compressé dans bien des cas, le son…