En 1688, La Bruyère ouvrait le premier chapitre de ses Caractères par une sentence fameuse : « Tout est dit, et l’on vient trop tard… » En matière discographique, cette impression, parfois, s’impose aussi à nous. Qu’ajouter aux gravures déjà nombreuses des « grandes » œuvres du répertoire, celles qui ont été enregistrées des dizaines voire des centaines de fois ? Pour Les Quatre Saisons de Vivaldi, par exemple, Roger-Claude Travers, spécialiste du compositeur, a dénombré plus de sept cents enregistrements ! Pourtant, l’âme même de notre métier veut croire qu’il y a encore des choses à dire en musique « classique ». C’est la raison d’être de la récompense dorée que Diapason décerne à certaines parutions – environ une centaine chaque année. Parmi elles, la rédaction examine à l’automne…