Richard Wagner considérait que dix de ses titres étaient dignes d’être représentés en son Festspielhaus de Bayreuth, inauguré en 1876 : Le Vaisseau fantôme, Tannhäuser, Lohengrin, Tristan et Isolde, Les Maîtres chanteurs de Nuremberg et, bien sûr, les quatre volets de L’Anneau du Nibelung ainsi que son « festival scénique sacré » Parsifal. Pour le cent-cinquantième anniversaire du festival, en 2026, Katharina Wagner, arrière-petite-fille du compositeur, avait prévu exceptionnellement de réunir les dix œuvres et d’y ajouter le « grand opéra » exclu, Rienzi. Soit onze titres ! Mais la directrice devra en rabattre. « L’évolution actuelle des coûts pose des défis majeurs au Festival de Bayreuth », expliquait début décembre la manifestation dans un communiqué. Les dépenses de personnel augmentent, et la « Colline sacrée » ne peut compter…
