La vie, sa vie ? Il en avait la passion, jusqu’à son dernier souffle. Et ce besoin d’exister, de bouger, d’aimer, de pleurer aussi, il le transmettait dans ses chansons. Les yeux et les poings fermés. Charles Aznavour était citoyen-chanteur du monde, fier de ses racines arméniennes et de la chanson française, qu’il défendait avec panache sur toute la planète, illustrant la French touch bien avant tout le monde.
Qui mieux que lui a symbolisé les blessures de l’amour, nos rêves enfouis, notre jeunesse, le temps qui fout le camp, nos différences, ce « malheur palpable » évoqué par Jean Cocteau, cette espèce de mélancolie heureuse qui faisait tout son style ?
C’était un artisan de l’écriture, un « écrivain chanteur », écrivait justement le New York Times, remettant sans cesse…