Alors bien sûr, on peut aimer dans les livres. Sur vélin, bouffant, vergé ou même couché brillant. Car le papier sait, parfois, transmaettre les émotions, les sensations. Mais l’amour épistolaire, l’amour par correspondance, aussi sublime puisse-t-il être, a besoin un jour que le corps exulte, que la chair, les jambes, la bouche, les larmes, la cuisse… Bref, arrive un temps où l’on doit partir à la rencontre, charnelle, du vin, où l’on s’en va voler sur ses ailes, sentir sa peau, fouiller l’intime, tenir sa main, caresser son cœur.
Y a-t-il plus belle saison que le printemps pour prendre, reprendre la route du vignoble ? Arpenter, humer, découvrir ? C’est, bien après les amandiers primesautiers, le temps des fleurs, des cerisiers, des pêchers, le temps où les ceps se réveillent,…