Le magazine haut de gamme des tendances de la déco, du design, de l'art et de l'architecture. Le magazine qui suscite l'imaginaire, rend le beau accessible au plus grand nombre, qui s'adresse aux esthètes professionnels et amateurs.
S ’il y a bien une chose dont on peut se réjouir ces temps-ci, c’est que la maison, et donc la décoration, se retrouvent au centre de nos préoccupations. Nous y avons passé tant de temps ces derniers mois… Les décorateurs et architectes d’intérieur sont surchargés de travail tant leurs clients font appel à eux pour faire ou refaire leur(s) home(s) sweet home(s), les éditeurs de meubles ont conclu une bonne année 2020, contrairement à de nombreux autres commerces, et AD a vu ses ventes augmenter, ce qui en cette période de morosité pour la presse est une très belle nouvelle – c’est grâce à vous, chers lecteurs. Cette nouvelle énergie autour de la maison se traduit par de la couleur : témoins, nos reportages dans six appartements très contemporains…
Andrea Ferrari C’est en marge de ses études de philosophie que ce photographe milanais s’est initié à la photographie. Travaillant depuis plus de vingt ans pour la presse, il mène en parallèle ses propres projets. Pour AD, il a shooté le nouvel appartement d’Emiliano Salci, du duo de Dimorestudio : « Je travaille avec Emiliano depuis longtemps. Nous nous connaissons très bien et aimons les mêmes choses. Voir sa maison à travers l’appareil photo, c’est comme trouver l’équilibre parfait entre modernité et mémoire. » Son second ouvrage By means of the sun paraîtra l’an prochain chez Steidl. Oscar Duboÿ Après des études de cinéma, c’est vers la presse que s’oriente Oscar Duboÿ. Aujourd’hui, il partage sa plume entre La Gazette Drouot et AD. Pour ce numéro, il s’est penché sur…
1 Une échappée à la Mamounia « Ce projet a été un cadeau », déclare le duo de designers Jouin Manku à qui Pierre Jochem, le directeur de La Mamounia, a confié la rénovation du palace cet hiver. Si on n’y dort pas, on ira y prendre un thé dans la pâtisserie de Pierre Hermé où ce dernier a tout revu, jusqu’à la corne de gazelle. Cela, sous un lustre grandiose et dans un décor rappelant le patio d’un riad – le parfum enivrant à base de cèdre et de dattes en plus… F.G.M. mamounia.com 2 Une céramique pas comme les autres C’est via son compte Instagram que Suzie Lapierre d’Argy a été contactée par le chef Julien Sebbag pour créer la vaisselle du restaurant Tortuga, sur le toit des…
Motifs XXL pour table de fête Pour offrir à notre table une parure exclusive, la designeuse Emilie Hirayama, adepte du recyclage créatif, a associé au point bâti de grands coupons aux motifs inspirés des années 1970, dans une explosion de couleurs chaleureuses. Sur le lit, une réinterprétation du quilt classique Le designer Julius Arthur, avec son studio House of Quinn, perpétue la tradition du quilt depuis 2016, mais dans un style et une palette au goût du jour. Témoin, ce plaid recto-verso aux couleurs profondes cousu tout spécialement pour notre chambre. Un rideau qui raconte des histoires Leur technique de découpage et collage permet à Jeanne Martin et Marie-Marie Vergne, le tandem des Crafties, de réaliser de grandes compositions panoramiques, à l’image de ce rideau-fresque théâtral imaginé pour AD. Comme…
Thaddaeus Ropac Marchand d’art et galeriste « Pendant le confinement, mon canapé, c’était mon bureau. J’y étais du matin jusqu’au soir. » De passage à Paris, Thaddaeus Ropac nous reçoit dans son appartement avec vue sur la Seine. Au mur, des œuvres des artistes qu’il représente et des pièces signées Andy Warhol, Man Ray ou Marcel Duchamp. Le ronronnement d’un Rotorelief de ce dernier, constitué de disques tournant autour d’un axe, accompagne notre conversation. Sobrement élégant, le décor est composé de pièces au design discret mais néanmoins signées, créées exclusivement entre les années 1945 et 1965, qui laissent à l’art la première place. Pour celui qui passait son temps à voyager entre ses galeries, ses clients et les foires internationales, le confinement a été un choc. « J’ai continué de…
Paris, 1925. La ville tout entière vibre de l’énergie et de la nouveauté que lui insuffle l’Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, ses architectures folles, ses milliers de visiteurs quotidiens. Ces derniers déambulent, autour de l’esplanade des Invalides, entre des pavillons internationaux, régionaux ou commerciaux, avec notamment ceux des grands magasins parisiens ou des marques du luxe qui, à travers leurs collaborations avec les meilleurs artistes, marqueront l’époque. Lalique et sa fontaine géante, le pavillon de Christofle et Baccarat signé par l’architecte Georges Chevalier, celui de Süe et Mare – compagnie des Arts français, entre autres, enthousiasment. Parmi les pavillons du quai d’Orsay, entre l’amusant Village du jouet et les boutiques de l’artisanat, on remarque aussi un élégant bâtiment, construit par les Verreries de Fauquez et entièrement dédié…