Pour que vive une industrie, il faut qu’elle ait un marché. Or, spécificité française, celui du deux roues utilitaire a été très largement préempté par la géniale Mobylette, née en 1949 chez Motobécane, devenue en 1957 notre bleue nationale. Bien sûr, elle n’avait ni tablier, ni plateforme, ni pare-brise… mais sa fiabilité et sa sobriété ont assuré son triomphe. Ajoutez à cela l’existence de l’ACMA, constructeur nivernais de Vespa sous licence, et il ne restait plus guère d’espace aux autres. Ce qui explique le caractère éphémère des marques de scooters françaises de l’après-guerre. Citons AGF, Monet-Goyon, Terrot, Bernardet, peut-être le plus inspiré, avec ses très jolis Capri ou Guépar, Manurhin, Jonghi… Motobécane produisit un scooter, dessiné par le grand Géo Ham. Reste Peugeot, venu au scooter en 1953 et qui…