Vous voici de retour à Paris dans la version française de Don Carlos, une première pour vous. Que de chemin depuis le Cosi fan tutte en 2005 ! D’ailleurs, quels souvenirs gardez-vous de votre collaboration avec Patrice Chéreau ?
Mitigés. Ce n’était pas une production facile, pour aucun d’entre nous. Hormis Ruggero Raimondi, qui avait une longue expérience, nous étions tous très jeunes, et Cosi signifiait pour nous la joie, l’énergie, la bonne humeur, quelque chose de pétillant. Patrice nous a pris par surprise avec sa vision noire et dépressive. Je ne suis pas sûre qu’il ait été très à l’aise avec cet ouvrage. Il travaillait techniquement beaucoup sur nos positions en scène, mais par exemple, ne me parlait jamais du caractère…
