Deux compositeurs ont accompagné Chopin toute sa vie : Bach et Mozart. Pourquoi? Pas seulement parce que Chopin les aimait passionnément, mais parce qu’ils lui apportaient ce qui lui manquait : la confiance, la sérénité, la joie spirituelle.
Bach, le maître, Chopin n’en peut garder que la moitié, le prélude, pas la fugue. En musique, le prélude, comme son nom l’indique, est « ce qu’on joue d’abord » ; chez le Kantor, le prélude vient avant la fugue ou des danses. Ainsi, Le Clavecin bien tempéré, deux cahiers que Chopin emportait partout avec lui, comprend-il 48 préludes qui précèdent 48 fugues. Lorsque Chopin publie son propre cahier de Préludes, il rompt : ses Préludes ne préludent à rien. Si une fugue ne suit pas, c’est parce que Chopin ne croit…
