Connaissant avant 1914 la gloire précoce d’une étoile montante de la musique anglaise (avec un timbre-poste à son effigie), ses œuvres dirigées par les plus grands chefs de l’époque (Bantock, Beecham, Nikisch, Pierné, Weingartner, Wood…), Holbrooke tomba dans l’oubli durant l’entre-deuxguerres. Il mourut dans la solitude et sans grandes ressources, et sa mort fut occultée par celle de Vaughan Williams, trois semaines plus tard – entrave durable à un éventuel revival, les anniversaires étant aujourd’hui le préalable à toute redécouverte. Contrairement aux autres « grands romantiques » de la renaissance musicale anglaise du début du xxe siècle (Bax, Ireland, Bridge, Bantock), dont il est le plus original, il n’a que modestement bénéficié du retour en faveur de cette période, même si, grâce au disque, s’amorce un regain d’intérêt. En effet,…
