Mahler, Schönberg, Krenek, Mozart, Chausson, Verdi, Skalkottas, Webern, Sessions, Massenet, Chostakovitch, Debussy, Beethoven, Milhaud, Respighi, Barber, Strauss, Brahms: le coffret de soixante-neuf disques qui vient de paraître chez Sony Classical (lire p. 82) donne un bel aperçu du répertoire du chef d'orchestre gréco-américain Dimitri Mitropoulos (1896-1960). On a peine à imaginer aujourd'hui ce que fut l'aura de ce musicien charismatique, aussi célèbre en son temps que Léopold Stokowski, Arturo Toscanini et Bruno Walter, et dont la douceur et l'affabilité tranchaient sur l'autoritarisme d'un Fritz Reiner et d'un George Szell.
Partout où il s'est produit, Mitropoulos a suscité l'enthousiasme et tous ceux qui l'ont rencontré ont été marqués par cet homme hors du commun: des yeux d'un bleu transparent qui donnait à son regard quelque chose de magnétique, une vie modeste…