La multiplicité des définitions d'un mot révèle parfois elui-ci. Il en va ainsi du terme « canon », dont on ne retiendra pour commencer que le sens musical, pas forcément le plus usité, à savoir, si l'on en croit ce cher Larousse, une « composition à deux ou plusieurs voix répétant à intervalle et à distance fixes le même dessin mélodique ». Et quelle meilleure illustration que le très célèbre Canon de l'Allemand Johann Pachelbel (1653-1706) – ou, pour reprendre son intitulé complet, Canon et Gigue en ré majeur pour trois violons, avec basse continue (même si, en l'espèce, la gigue est beaucoup moins jouée et, de fait, connue…). Il faut dire que la suite d'accords de l'ostinato de basse (de deux mesures) est imparable, offrant une formidable base aux variations qui vont suivre, dans…