On pouvait la croiser chaque après-midi sur son vélo, carton à dessin, boîte d’aquarelle, encres et pinceaux fixés tant bien que mal sur son porte-bagages. Mercédès Guingot s’en allait vers les plages – la Belle Maison, les Sabias, les Soux, les Vieilles – croquer scènes et silhouettes à l’encre de Chine, protégée du soleil par un grand chapeau de paille. Native des Vosges, institutrice puis directrice d’école à Épinal où son mari, le sculpteur Henri Guingot, créa le musée national de l’Imagerie populaire, agent de liaison pour la Résistance, médaillée des FFI et de la Reconnaissance française, professeure de collège à Vanves, Mercédès quitte l’Éducation nationale en 1962 pour se consacrer à sa passion des arts graphiques : encre de Chine, lavis, gouache, aquarelle, pastel, eau forte, bois gravé, collage...…