En 1987, alors que commençait à souffler un vent de renouveau baroque, le ministère de la Culture confiait à Vincent Berthier de Lioncourt et au regretté Philippe Beaussant la mission de fonder une institution pour redécouvrir et valoriser le patrimoine musical français des XVII e et XVIII e siècles. Le Centre de musique baroque de Versailles (CMBV) était né, qui bientôt redonnerait à Lully, Charpentier, Marais, Rameau, Mondonville, Dauvergne ou Grétry, à l’air de cour ou au grand motet, leurs lettres de noblesse.
« Il y a trente ans, la page était blanche, il fallait sortir ce répertoire de l’oubli, et donc que le CMBV soit lui-même opérateur d’une saison », explique le directeur général de l’établissement depuis 2005, Hervé Burckel de Tell. Les temps, les rôles de chacun ont…
