Le mercredi 3 mai, dans le quartier de Las Mercedes, à Caracas, le jeune Armando Canizales, qui venait de fêter ses dix-huit ans, a été mortellement atteint d’une balle tirée par la police vénézuélienne. Son nom s’ajoute à la quarantaine de victimes en quelques semaines parmi les manifestants, descendus par centaines de milliers dans les rues du pays. Ils protestent contre le « coup d’Etat constitutionnel » tenté par le président Nicolás Maduro, qui depuis la victoire de l’opposition aux législatives de décembre 2015, s’emploie à neutraliser les assemblées, suspendre les élections ; et poursuit une politique de répression des opposants et des médias, sur fond de catastrophe humanitaire (la famine, inconnue depuis un siècle, a fait son apparition), de faillite économique, de corruption galopante et de violence endémique, dans…
