Partout des théâtres et des salles de concert fermés, des festivals annulés, des artistes au chômage, un marché du disque en catalepsie… Début avril, à l’heure de boucler ce numéro, la vie musicale internationale n’était plus qu’un champ de ruines.
Comment se relever? Le ministère de la Culture a pris quelques mesures d’urgence, notamment grâce à la réactivité du jeune Centre national de la musique qui, dès le 18 mars, débloquait un fonds de secours de 11,5 millions d’euros. Louable effort, mais très insuffisant face à l’ampleur des déficits qui se profilent. Rien qu’à la Philharmonie de Paris, « le risque de perte de chiffre d’affaires dépasse d’ores et déjà les 15 millions d’euros », alertait le directeur Laurent Bayle1 .
La secousse est d’autant plus violente, que la crise…
