Confinement, acte II. Si le décor est le même qu’au printemps, cette fois, le scénario est un peu différent : répétitions, tournages et enregistrements restent autorisés (sauf si, à l’heure où vous lisez ces lignes, la règle a déjà changé). Des milliers d’artistes se retrouvent pourtant dans le même rôle, celui de l’idiot inutile, sans emploi, sans estrade, condamné à jouer ou chanter devant son miroir – une souffrance, quand on fait de la confrontation au public son oxygène.
Le public, justement : lui est toujours privé de ce que Riccardo Muti nomme sa « nourriture spirituelle ». L’illustre maestro a raison en affirmant que le virus est « encore plus dévastateur que les bombes ». Pendant les deux guerres mondiales, théâtres et salles de concert sont en effet restés…
