« Oublions que je suis une femme, et parlons musique », s’agaçait Nadia Boulanger. C’était au siècle dernier… et nous n’oublions toujours pas. Les compositrices, bien que leur nombre ne cesse d’augmenter parmi la jeune génération, semblent rester une catégorie à part, à laquelle on dédie colloques, livres ou articles de presse, tel celui que Diapason publie ce mois-ci. Par ostracisme ? Au contraire : toutes ces actions sont autant de pierres à l’édifice de leur réhabilitation, un combat qui devra encore se poursuivre de longues années, tant leur visibilité demeure marginale – moins de 5 % des oeuvres programmées dans notre pays sont écrites par des femmes, dit-on. Si la parité s’apparente donc à un horizon chimérique, la marge de progrès n’en reste pas moins considérable.
La musique n’est…
