« Le bœuf, le goût d’être ensemble », vantait une affche de la filière bovine française (Interbev). Ensemble, peut-être, mais pas pour goûter à des viandes qui ont traversé l’Atlantique. Car, aujourd’hui, tous les professionnels du bœuf tirent la sonnette d’alarme. Alors que l’Assemblée nationale doit ratifier le 17 juillet prochain le Ceta, traité de libre-échange conclu entre le Canada et l’Union européenne, et que cette dernière vient de signer un nouvel accord avec le Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay), leur survie serait en péril. « Au moins 30 000 éleveurs pourraient voir leurs revenus baisser, sans compter l’impact sur les emplois indirects », avertit Alexandre Armel, de la Coordination rurale, deuxième syndicat agricole français. Au regard des chiffres, le risque semble pourtant limité. LeCeta est entré provisoirement en…