Rien n’est plus égoïste, en principe, que les vacances. C’est le moment où ceux qui ont les moyens d’en prendre lâchent prise, s’occupent enfin d’eux-mêmes et oublient les contraintes de la vie quotidienne, du travail, des transports en commun, de l’école, de la hiérarchie, de la compétition, des angoisses du travail, du bureau, de l’usine ou des champs.
Les vacanciers oublient d’autant plus ces contraintes hivernales et laborieuses qu’ils s’éloignent à ce moment de chez eux et de ceux de leurs collègues ouprochesquipourraientjugerleurscomportements: il est bien plus facile d’être impoli, vulgaire, injurieux, hautain avec des inconnus qu’on ne reverra jamais qu’avec des proches ou des collègues qu’on croisera le lendemain.
Il n’est donc pas étonnant de constater que les vacanciers respectent moins les plages, les campings, les routes, les locations,…
