Les vendanges 2020 sont terminées depuis quelques semaines. Dans les cuves, des jus riches, concentrés, le plus souvent prometteurs et, comme c’est le cas depuis plusieurs millésimes déjà, chaleureux et potentiellement élevés en alcool. Un grand millésime à n’en pas douter dont les bouteilles se retrouveront d’ici quelques mois sur les tables des restaurants, prêtes à être servis aux clients. Nul besoin d’être un grand spécialiste pour constater que le réchauffement climatique, mais aussi l’évolution du travail à la vigne, ont modifié significativement le profil de nos vins. Plus charnus, plus mûrs, plus amples, plus tanniques, plus chaleureux, ils semblent aussi moins digestes et moins désaltérants, obligeant les vignerons à repenser leur approche pour conserver à leurs cuvées une place à table.
Jean-Louis Chave Vigneron en Hermitage“UN VIN N’EST PAS…