Cette fin d’hiver a un air de « tous ensemble » auquel l’exécutif ne s’attendait sans doute pas. Comme Alain Juppé en 1995 et François Fillon en 2010, la Première ministre, Élisabeth Borne, doit composer avec une grogne sociale provoquée par l’opposition au recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans. Alors que le texte du gouvernement est examiné par le Sénat, mardi s’annonce déjà comme une journée noire dans les transports publics, les écoles, les hôpitaux, les ports, les raffineries… Jeudi, la CGT recensait 265 manifestations.
En voulant mettre la France à l’arrêt, voire « l’économie à genoux », comme menacent des fédérations de la CGT (ports et docks, cheminots, mines-énergie, verre-céramique), l’intersyndi-cale espère marquer d’une pierre blanche cette sixième journée d’action. Selon une note des…