Vincent Peillon n’est pas un mauvais bougre, il y a pire. Son drame, c’est qu’il se prend pour Vincent Peillon. D’où son air très pénétré, sa vanité himalayesque et cette façon étrange de s’écouter parler, marcher, respirer.
Comme il a la carte du Camp du Bien, M. Peillon n’a pas eu à répondre des propos hallucinants qu’il a tenus le 3 janvier, sur France 2. Ce jour-là, après avoir fustigé « ceux qui veulent utiliser la laïcité », il affirme : « Cela a été fait dans le passé, contre certaines catégories de population. »
Voulant parler des « heures noires de notre Histoire », pont aux ânes de la bien-pensance, il s’emmêle dans les dates : « Cela fait quarante ans », dit-il, au lieu de soixante-dix-sept. Si on…