L’Union européenne savait déjà qu’elle était un nain politique ; avec le dossier iranien, elle découvre que, en dépit de la réussite de l’euro, elle l’est aussi sur le plan monétaire. En raison de la suprématie du dollar américain, l’Europe se montre incapable de sauver l’accord nucléaire iranien des coups de boutoir du président des Etats-Unis, Donald Trump. Faute qu’on ait fait ce qu’il fallait pour qu’elle existât, l’Europe souveraine reste un rêve.
Total, Peugeot, Siemens, Daimler, Air France-KLM, British Airways… les entreprises européennes ont annoncé en choeur cet été leur retrait du marché iranien, bien que l’UE les ait suppliées d’y rester. La première puissance commerciale mondiale avait cru pouvoir contourner les sanctions unilatérales américaines en garantissant à ses entreprises qu’elles ne subiraient pas le courroux de Washington. «…