Emmanuel Macron apprend vite. Devenu subitement très écologiste, le voici maintenant préoccupé par l’afflux des migrants sur le Vieux Continent. Marine Le Pen, sors de ce corps!
On se frotte les yeux. Le voici qui, tout à coup, entend contrôler les vagues migratoires comme le récla mait il n’y a pas si longtemps, à son grand dam, Viktor Orban, son ex-bête noire, qui veille jalousement sur les derniers vestiges de feu l’Empire austro-hongrois.
Ce tournant sur l’immigration n’est pas une improvisation, un pas de côté passager. Notre président à vie fait de la politique et c’est, à l’évidence, un stratège avisé, un as de la triangulation comme Bill Clinton, l’ancien numéro un américain, un démocrate qui n’a jamais cessé de faire son marché chez ses adversaires républicains, volant leur discours,…