Retrouvez tous les 2 mois un cahier détachable de 48 pages de partitions classées par difficulté et par courant musical, mais également des méthodes pour progresser pas à pas, des interviews et toute l'actualité du piano.
Franz Schubert est un cas désespéré de l’Histoire de la musique. Il n’a pas entrepris de grands voyages en Europe ; des voyages qui eussent nourri l’imaginaire de ses biographes à venir. Il n’a pas organisé d’événements musicaux, de réunions mondaines qui déplacent les foules, suscitent l’admiration, engendrent des polémiques enflammées dans la presse. Il n’a pas su convaincre les éditeurs de publier sa musique. Pour cela, il eut fallu qu’il soit un interprète virtuose, qu’il bénéficiât de soutiens politiques ou de riches mécènes. Sans éditeurs réguliers, il ne pouvait être célèbre. Sans célébrité, il ne pouvait être édité. Il n’a pas achevé nombre de ses partitions, rendant caduques leur exécution. Non point par paresse, mais parce que sa pensée filait plus vite que la plume sur le papier. Il…
En novembre, vous jouerez le Concerto n°1 pour piano de Chopin. Est-il plus facile à interpréter avec ou sans chef d’orchestre ? Question difficile… En Pologne, les musiciens connaissent tellement bien cette œuvre qu’ils vous regardent en permanence. Tout comme chez Schumann et Mendelssohn, la partition ne suffit pas à éclairer complètement l’interprète. Il faut avoir une connaissance aiguisée du style. Cette musique est beaucoup plus proche de l’opéra italien, du bel canto, que du romantisme allemand. Les voix internes doivent être atténuées pour préserver la texture la plus transparente. Écouter la Tebaldi ou bien la Callas ne peut qu’aider. Si on fait du Brahms… Quelles sont les limites interprétatives dans cette musique ? Dans le rubato, notamment, on peut aller très loin. Liszt le définissait…
Lauréate déjà de nombreux prix à 32 ans, la pianiste sud-coréenne est la grande gagnante de la compétition. Elle obtient un contrat d’enregistrement avec la firme Naxos, un chèque de 30 000 euros et plusieurs engagements, notamment au festival de Lofoten, en Norvège. Ah Ruem Ahn a étudié à Dortmund et à Hanovre, en Allemagne, auprès d’András Schiff, Menahem Pressler, Bernd Goetzke, Ralf Gothóni et Arnulf von Arnim, entre autres. Elle mène déjà une carrière impressionnante et est sollicitée dans le monde entier en tant que soliste. La pianiste chinoise Zhenni Li et le Canadien Ben Cruchley montent respectivement sur les deuxième et troisième marches du podium. griegcompetition.com…
Belle brochette d’artistes pour la 7e édition de ce festival concocté par Paul-Arnaud Péjouan. En ouverture, la figure impressionnante de Boris Berezovsky jouera Beethoven (dont l’immense Sonate « Hammerklavier ») et Grieg (15 novembre). L’Orchestre national Bordeaux-Aquitaine (dir. Paul Daniel) accompagnera Nicholas Angelich dans le Concerto « L’Empereur » de Beethoven (17). Beethoven, encore, sera exclusivement au programme de Paul Badura-Skoda. Après ses superbes Schumann au disque (La Dolce Volta), Philippe Bianconi donnera les Davidsbündlertänze, ainsi que des pièces de Beethoven et Liszt (21). Un piano des plus racés ! L’Esprit du piano aime promouvoir les jeunes artistes. Nous aurons l’occasion d’entendre David Violi dans Debussy et Schubert (16), puis de découvrir une carte blanche accordée à Yaron Herman et au batteur Ziv Ravitz (18). Le Sibérien Pavel Kolesnikov est…
Le 9 novembre, le pianiste belge donnera un récital à la salle Gaveau. Au programme, des œuvres de Schubert, Mendelssohn, Chopin et Beethoven. Il proposera notamment la Grande polonaise brillante précédée d’un Andante spianato opus 22. Nous l’avions rencontré à l’occasion de la sortie de son disque dédié aux Préludes de Chopin et paru chez Paraty. « Comprendre la musique de Chopin, c’est être dans la justesse du style, une justesse subjective, aussi. Sentir ce qui est juste. Pas évident. » A-t-il joué sur piano ancien ? « J’ai joué sur divers instruments anciens. C’est franchement un autre métier. J’ai passé des heures pour comprendre comment cela fonctionnait. Tout est à remettre en question : le toucher, le jeu des pédales. Chez Chopin, si vous respectez la pédale comme indiquée,…
Ce festival, qui se tient pour la 8e année au Perreux-sur-Marne (94), est porté avec originalité par Pascal Amoyel. Les mélanges des genres, musique et littérature, se plient aux talents des uns et des autres… C’est ainsi que les King’s Singers (« The Best of British », « From Byrd to Beatles ») croiseront Francis Huster, Karine Deshayes, Jacques Gamblin, le Chœur d’enfants Les Polysons, Hélène Tysman, le Quatuor Debussy… Les thèmes enchantent et font sourire car aucun concert ne fait l’impasse du texte, parfois drôle, parfois tragique. Quelques rendez-vous : « Héroïnes d’opéras » (7 novembre), « Ce que le djazz fait à ma djambe » (8), « Ravel » (9), « Conversation sur la beauté » avec Alain Duault (10), « Chopin/Wilde : De Profundis » (12), «…