Au début de l’année, Michael Schønwandt était nommé chef principal par l’Orchestre national de Montpellier. Au même moment, l’Orchestre de Bretagne élisait à sa tête Grant Llewellyn. Si le second est moins connu que le premier, l’un et l’autre ont un point commun : ils ne sont pas français – mais respectivement danois et gallois. Une particularité qui, ô paradoxe, leur permettra de ne pas déparer dans le paysage hexagonal, puisque désormais, quasi tous les directeurs musicaux de nos formations symphoniques sont étrangers : un Ossète à Toulouse, un Américain et un Japonais à Lyon, un Britannique à Bordeaux, un Slovène à Strasbourg, un Belge à Mulhouse, un Finlandais et un Italien à Radio France, un Suisse à l’Opéra, etc. Rares exceptions : les vétérans Jean-Claude Casadesus et Jacques Mercier…
