Dans la foulée de L’Improviste, Jacques Réda publie Une civilisation du rythme, analyse pénétrante de ce phénomène mystérieux appelé « swing » à travers la musique de quatre big bands fameux : Fletcher Henderson, Duke Ellington, Jimmie Lunceford et Count Basie. D’abord, le spécialiste sait de quoi il parle, ce qui fait toujours du bien. Ensuite, il se porte au niveau qui sied, c’est-à-dire aux franges de la métaphysique : « Ni obéissant ni rebelle, le swing, qui se déroule en dansant, indique aussi la possibilité d’un ordre harmonieux, euphorique entre humains et dans leurs rapports avec l’énigme dont ils résultent. » Ouvrage intelligent donc, accompagné d’un CD, et d’une rare pertinence.
• Une civilisation du rythme, Buchet-Chastel, 185 pages, 23 B.
LE CHIFFRE DU MOIS
65 C’est, au cours…
