Sa tignasse blanche était mondiale. Elle cachait une tumeur qui l’a emporté le 22 novembre à cinquante-cinq ans. Onéguine de légende, Dmitri Hvorostovski incarnait l’âme russe. Physique romantique irrésistible, présence quasi animale, chant d’absolu séducteur, comment résister ? À Bastille, il offrit Almaviva, Luna, Boccanegra, Posa et Germont, mais rien de son répertoire national, qu’il fallait retrouver au Met, à Milan, à Londres, à Salzbourg, où il fut un Prince Andreï suprême, au Liceu où Gergiev lui portait un Démon de Rubinstein au sommet. Récitaliste majeur, il laisse trop peu de témoins par rapport à l’amour que lui portait le public.
LA TRIBUNE DES CRITIQUES DE DISQUES
TOUS LES DIMANCHES, SUR FRANCE MUSIQUE, DE 16 H À 18 H, JÉRÉMIE ROUSSEAU PRÉSENTE « LA TRIBUNE DES CRITIQUES DE DISQUES ».…
