C’est une musique dont on ne sort pas indemne. Qui vous étreint, vous soulève, vous saute à la gorge, ne vous laisse ni répit ni repos. Elle n’allège pas l’humeur, ne divertit pas davantage, et promet un monde intense, sinon intenable, si surprenant par la voix personnelle qui y résonne. Dans la Sonate de Requiem, les Chants de l’âme ou le Concerto pour violoncelle, trois pages les plus célèbres parmi ses deux cents opus, Olivier Greif versa ses angoisses, exorcisa ses démons, portant un regard sur sa propre obscurité, en quête d’une rédemption ou d’un soleil, qui demeurera noir le plus souvent. À l’écart des modes et des dogmes, il disait ne composer « que pour toucher, pour émouvoir, pour bouleverser, pour élever, pour charrier à terre ». Olivier Greif…
