La musique, ça fait naître le mal, l’hypocrisie, les choses mauvaises. Ainsi, donc, l’impensable – ou ce qui aurait dû l’être – est arrivé. Le 13 novembre, c’est avant tout le nombre des victimes physiques qui nous a glacés d’effroi. Mais on ne saurait oublier que la pire attaque terroriste que notre pays a connue depuis la dernière guerre, visait aussi une salle de concerts. Le Bataclan, temple des plaisirs parisiens, haut lieu de la musique légère qui, lors de son inauguration en 1865, emprunta son nom à une célèbre opérette d’Offenbach.
Ne nous y trompons pas : si la foudre s’est abattue ce soir-là sur un concert de rock, demain la cible pourrait tout aussi bien être un théâtre lyrique ou un auditorium symphonique. Face à l’horreur, la distinction…
