Ce ne devait être qu’une fête, le 21 juillet : la recréation en première française, sur instruments anciens, du Mitridate (1707) d’Alessandro Scarlatti, confiée à l’orchestre Les Accents de Thibault Noally, chef en résidence au Festival international d’opéra baroque – et romantique, désormais – de Beaune, qui célébrait cette année sa trente-cinquième édition (cf. critique p. 66). Las, le surlendemain, la contralto Sacha Hatala, qui venait d’y chanter le rôle du stratège de Thèbes Pélopidas, adresse une « lettre ouverte » courroucée au Syndicat français des artistes (SFA). « Amère et écœurée », elle estime s’être fait « arnaquer » par l’organisation du festival, qui lui a accordé un cachet de 800 euros brut sans prise en charge, affirme-telle, de ses frais d’hébergement et de repas. D’où un important manque…
