Elle dit qu’elle aurait voulu être danseuse et on la croit volontiers quand on la découvre, sur YouTube, épouser le mouvement de quelques Mazurkas de Chopin, son instrument dans les bras. Mais dans la Pologne de son enfance, à Gdansk – sa mère est polonaise, son père hongrois –, Basha Slavinska doit atteindre l’âge de dix ans pour s’inscrire en école de danse. En attendant, c’est la musique qu’elle apprend : faute de place à la maison pour un piano, elle commence l’accordéon. Le choix provisoire, presque par défaut, va s’installer durablement. A huit ans, l’enfant prodige remporte son premier concours. Au total, elle sera lauréate d’une trentaine de compétitions nationales et internationales, « entre six et huit par an ». « C’était très sportif, un mode de vie… J’en…
