Voilà un anniversaire qu’on ne pensait pas devoir célébrer : cela fait maintenant un an que, quasiment partout en Europe, salles de concert et théâtres lyriques sont désespérément fermés. On a beau s’habituer à tout, cette interdiction imposée aux artistes et au public a ouvert de profondes blessures qui mettront longtemps à cicatriser. Déjà, au terme de cet interminable hiver, plusieurs enseignements peuvent être tirés, et pas seulement pour le spectacle vivant, celui-ci étant de plus en plus imbriqué aux nouveaux modes de consommation musicale sur Internet.
_ Il faut que tout change pour que rien ne change. _ Premier enseignement : même au pays des Lumières, la culture, on nous l’a assez répété, n’est pas un bien essentiel. Il était pourtant permis de concevoir quelque espoir sur ce point…
