Les dents de 62 soldats grecs enterrés sur le champ de bataille sicilien d’Himera, où ils ont affronté les envahisseurs carthaginois en 480 et 409 av. J.-C., confirment l’histoire racontée par Hérodote et Diodore de Sicile. Selon une étude réalisée par l’équipe de Katherine Reinberger, anthropologue à l’université de Géorgie (États-Unis), un tiers seulement des défenseurs tués en 480 étaient d’origine locale, ce qui accréditerait la victoire acquise grâce à des secours extérieurs mentionnée par les historiens, alors que les locaux représentent les trois quarts du contingent défait en 409. Les chercheurs remarquent cependant qu’une bonne partie des renforts accourus en 480 n’étaient pas originaires du monde grec : il pourrait s’agir de mercenaires et non d’alliés, ce qui relativise l’idée d’un élan de solidarité. Les chercheurs américains ont analysé…