Une documentation technique béton, une dimension historique essentielle, des photos de haute qualité et une mise en page adaptée pour les mettre en valeur, c'est Ferrovissime, le magazine mensuel de ceux qui aiment les trains.
Dans le monde du chemin de fer, l’omniscience n’existe pas. Personne ne peut se targuer de tout savoir sur l’histoire des trains. Les locotracteurs Y BL 160 Moyse de la SNCF présentés dans ce numéro constituent un bon exemple de ces matériels que l’on découvre au détour d’une découverte d’archives. Car si ces appareils sont connus après leur transformation en plateformes automotrices pour la mise en place et le retrait des bogies en gare d’Hendaye, la version d’origine, avec sa jolie petite cabine, n’avait jamais été placée sous les feux de la rampe. C’est une évidence que d’écrire que le chemin de fer d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec celui d’hier. Et plus particulièrement en ce qui concerne les mille et un aspects du fret que l’on nommait autrefois…
La C 20155 a retrouvé ses couleurs d’origine. Mise en service par la SNCF en 1963 au dépôt de Mulhouse Île-Napoléon, cette locomotive bifréquence, issue d’une série de neuf machines, est employée entre Saint-Louis et Bâle-Muttenz. Elle est revendue en 1972, avec le reste de la série, aux Chemins de Fer Fédéraux suisses, et est réimmatriculée Ee 3/3II 16515. Elle est radiée en 2020. Rachetée et conservée en état de marche par l’association suisse Team C-20155, elle vient de retrouver, en novembre dernier, ses couleurs d’origine. Elle se pare désormais d’une livrée à base de vert celtique et de jaune jonquille, typique des locomotives de manoeuvre SNCF. La C 20155 est visible à Balsthal, en Suisse. La CC 40109 devrait, à son tour, connaitre les honneurs d’une remise en état…
La 241 P 9 a clôturé la vie active de la série par un voyage d’adieu mémorable du COPEF entre Le Mans et Mézidon le 17 juin 1973. Puis en rejoignant, en chauffe, Guîtres en septembre 1974, elle a marqué l’ultime circulation d’une 241 P assurée par la SNCF. Après un long séjour à Guîtres, abritée par l’association qui en a eu la charge, elle a été transférée à Toulouse au dépôt jouxtant la gare Matabiau, où une équipe courageuse s’est lancée dans sa restauration. D’importants travaux, cumulant 40 000 heures depuis 2008, ont redonné forme à la machine. Le dépôt de Toulouse, condamné à disparaître avec le développement des rames automotrices aux dépens des locomotives, ne pouvait plus accueillir cette ultime machine. Après des années de recherche d’un nouveau…
La locomotive à vapeur à voie métrique « La Scarpe », rachetée par le Chemin de Fer de la Baie de Somme (CFBS), fait l’objet de travaux de remise en état depuis 2017. Construite en 1907 par Corpet-Louvet, cette machine est la seule locomotive à vapeur préservée ayant circulé en service commercial sur l’ancien « Réseau des Bains de Mer ». La première étape avait consisté à faire remplacer par un sous-traitant ses bandages « tramway » (héritage de son passage en Belgique sur le Tramway Touristique de l’Aisne) par des bandages compatibles avec la voie du CFBS. A l’atelier du CFBS de Saint-Valery-sur-Somme, une série d’opérations vient d’être lancée récemment sur le châssis: lavage et décapage, dépose et remise en état du système de relevage de la distribution ainsi…
La rénovation de cette portion de la ligne Béziers/Neussargues, dite ligne des Causses, a eu lieu de février à novembre 2024. Ces travaux de RVB (Renouvellement Voie Ballast) ont permis le remplacement des infrastructures devenues vétustes. L’antique voie à double champignon a pu être remplacée par des rails Vignole. Cette ligne, en plus d’un maigre service voyageur, supporte un important trafic de fret, qui consiste en l’acheminement de wagons chargés de coïls, c’est-à-dire de gros rouleaux d’acier. Chaque wagon chargé de trois bobines pèse près de 90t. Ces travaux ont permis d'utiliser de nouveau les BB 75000 et 75400 sur cette section, entre Neussargues et Saint-Chély-d'Apcher. Leur masse de 81t leur interdisait toute circulation depuis 2014. Des BB 67400, puis des BB 60000, les avaient alors remplacées, mais leur puissance…
La passé, c’est cette magnifique rame d’autrefois composée d’un fourgon OCEM 29, des voitures USI, UIC, OCEM métallisées et d’un ambulant postal de 20 mètres mise en marche, derrière la vénérable BB 17016, à l’occasion de la Grande Braderie de Lille. Le train avait été mis en marche par l’association propriétaire de la rame le PVC, avec la contribution de l’AAPSL, gestionnaire de la BB 17016. Côté automotrices, seize Z 26500 normandes sont en cours de mutation sur la région Grand Est, pour utilisation sur l’axe Nancy/Metz/ Luxembourg. En cours d’équipement de l’ETCS, obligatoire pour circuler au Luxembourg, elles viendront épauler les 25 rames Z 24500 tricaisses lorraines présentes depuis 2004. Celles-ci viennent de débuter leur opération mi-vie au Technicentre Industriel de Bischheim. A cette occasion, la nouvelle livrée du…