Une documentation technique béton, une dimension historique essentielle, des photos de haute qualité et une mise en page adaptée pour les mettre en valeur, c'est Ferrovissime, le magazine mensuel de ceux qui aiment les trains.
À la une de ce numéro, les 030 C de l’Ouest. Des locomotives qui présentent la silhouette typique du chemin de fer primitif: haute cheminée, dôme de vapeur en forme de pot de moutarde, chaudière relativement basse et court tender à essieux. C’est l’apparence classique d’une machine dont les premières unités de la série sont sorties d’usine en 1867. Avec elles, on remonte loin dans l’histoire puisque depuis le 2 décembre 1852, Napoléon III est l’empereur des Français. En 1938, les plus anciennes locomotives de la série ont déjà 71 ans, mais les 030 C de l’Ouest vont tenir bon jusqu’au 30 juin 1967. À la fin de leur carrière, ces machines anciennes, issues des débuts du chemin de fer, sont dépassées par leur époque. Avant d’éteindre définitivement leur chaudière,…
Le 1er septembre, après un parcours d’approche Nantes (9h49) / Auray (11h25), l’X 4039 a entrepris un aller-retour sur la voie unique de Quiberon. Le Tire-bouchon (voir Ferrovissime n°136) venait la veille de terminer sa saison estivale, et c’est donc seul en ligne que le Picasso a parcouru la presqu’île, après avoir franchi le fameux isthme de Penthièvre. Rappelons qu’autrefois, les autorails X 3800 fréquentaient assidument la gare de Quiberon. Toutefois, c’était une première pour un Picasso des Autorails de Bourgogne Franche-Comté, association qui, depuis sa fondation en 1983, a pourtant déjà parcouru un grand nombre de lignes du réseau ferré national. Le lendemain, 2 septembre, changement de programme avec l’organisation d’un phototrain avec la contribution très active du Chemin de Fer du Centre Bretagne - l’exploitant du Napoléon Express.…
C’est en double traction - avec la locomotive n°414 - que la Mallet 403 a effectué son grand retour entre Lamastre et Saint-Jean-de-Muzols. Deux jours plus tard, elle assurait seule la traction d’un train des Gorges, entre Saint-Jean-de-Muzols et Colombier-leVieux, marquant ainsi son véritable retour en exploitation commerciale. Construite en 1903 par les ateliers SLM de Winterthur en Suisse, la Mallet 403 est classée Monument Historique. Elle est l’une des pièces maîtresses du patrimoine ferroviaire ardéchois. Sa remise en service est le fruit d’un chantier de restauration de grande ampleur, mobilisant durant deux ans et demi les équipes passionnées du Train de l’Ardèche. La partie mécanique a été entièrement révisée dans les ateliers de Lamastre, tandis que la chaudière a été restaurée à Alès, dans le Gard. Ce projet ambitieux,…
Après un plein été passé en garage bon état, les BB 15000 sont réapparues entre Paris Nord et Amiens avec leurs rames de V2N. Une dizaine sont encore en service, visibles à Paris uniquement à la gare du Nord, depuis leur retrait de la banlieue Saint-Lazare. La BB 15055 est de celles-ci, en poussant de nouveau un TER composé de six V2N pour Amiens le 24 août. Toujours alertes à 160 km/h, les 65 BB 15000 auront cumulé 500 millions de kilomètres, plusieurs dont la 15001 déjà sauvegardée ayant dépassé les onze millions. Les dernières devraient être radiées d’ici la fin de l’année. Les BB 15000 ont permis la naissance des BB 7200 et 22200, deux d’entre elles ayant un moment été transformées en prototypes. La 15007 est devenue la…
Pour l’édition 2025, ce sont deux trains vapeur qui assurent ce service renforcé. Une première rame, composée avec les voitures Somme, est remorquée par la locomotive 130 Haine Saint-Pierre n°15. Puis une seconde rame est expédiée, confiée à la locomotive 3714 Buffaud-Robatel ‘Beton-Bazoches’ et le locotracteur 352 du Réseau CFTA des bains de mer sur un ‘marchandises-voyageurs’ avec la voiture salon de 1889. Une mini fête de la vapeur en somme et une mise en bouche pour la prochaine fête planifiée les 25 et 26 avril 2026 dont le programme sera prochainement dévoilé!…
La ligne de Busseau-sur-Creuse à Ussel ne fut en réalité que la jonction de quatre tronçons mis en service de 1864 à 1905, signe du manque d’enthousiasme du législateur. La première ligne, de Busseau-sur-Creuse à Aubusson, est concédée en 1863 comme « compensation à la ville d’Aubusson, qui s’était vu préférer Guéret comme point de passage du chemin de fer de Montluçon à Limoges ». Cette ligne ne fut d’ailleurs mise en service qu’en deux étapes, sur 15 km en 1864, puis jusqu’à Aubusson sur 9 km en 1871. Felletin est atteinte en 1882 puis Ussel, via le camp militaire de La Courtine, en 1905. L’ensemble totalise 80 km et le trafic y est suffisant pour éviter les fermetures dues aux lois de coordination et à l’après-guerre. Mais la désertification…