Comme d’habitude, Philippe Starck fait le spectacle, tout en commençant par dire... qu’il n’a rien à dire. Un flash-back s’impose. En 2010, il transfigure un modeste hôtel basque endormi sur la dune du Pilat en chai ostréicole géant, doté d’une immense terrasse dominant l’infini des flots, les passes du Bassin, le banc d’Arguin, et convoque sur le sable marbre, cristal et lampions. Le spectacle est partout, dehors, dedans, et le succès phénoménal, à la démesure du site, «au plus fort, au plus beau, au plus poétique, au plus surréel, au plus puissant de la nature...» Onze années ont passé. Pour célébrer cet anniversaire, La Co(o)rniche a de nouveau fait appel au designer, qui précise volontiers : «Je déteste réintervenir sur mon travail. Donc, ici, j’ai complété ce qui devait l’être,…