«Il fut l'un des meilleurs peintres de sa génération», disait de son ami Paul Sérusier (1864-1927) le peintre Maurice Denis. Fils de gantier parisien, l’élève de l'académie Julian maîtrise lumière et volumes autour de thèmes naturalistes, mais rêve de bousculer l'art contemporain. En 1888, il rencontre Paul Gauguin à Pont-Aven, se tourne vers le synthétisme et le cloisonnisme aux couleurs pures cernées de noir, dans le respect «des lois de l'harmonie dans la ligne et la couleur». La vie des femmes, le monde légendaire de la Bretagne l'inspirent. Avide de savoir, voyageur, le peintre s'imprègne de mythologie, d'art grec ou égyptien, des maîtres flamands et italiens, Giotto, Fra Angelico, du japonisme. Comme Pierre Bonnard, Édouard Vuillard, Maurice Denis…, il se baptise « nabi » (prophète, en hébreu), prône l'expression plutôt…