N’étant pas un expert en accidentologie, je ne peux m’en remettre qu’aux statistiques publiées par le gouvernement, à mes observations de conducteur lambda et aux drames de la route qui émaillent l’actualité pour prendre la mesure du phénomène et, surtout, de son évolution. Or, entre ce que les chiffres officiels veulent bien me raconter et ce que mes yeux me suggèrent, il y a comme un schisme. La vitesse ? D’aussi loin que je me souvienne, elle a toujours été considérée comme la première cause de mortalité, devant l’alcool et les stupéfiants (sauf sur l’autoroute, depuis quelques années). De fait, oui, la vitesse est un facteur létal. Personne ne le nie. C’est de la pure physique déclinable à l’envi : après tout, ça n’est pas la balle qui tue, mais…