Edito Hydrogène. Typiquement le genre de mot que l’on découvre dans une salle de classe (avec toute la clique des barycentres, hyperboles, métonymies, etc.) avant de l’abandonner au même endroit, quelques années plus tard, en pensant ne plus jamais l’utiliser. Et pourtant… Il nous a bien fallu ressortir l’hydrogène du placard quand, au début du siècle, l’industrie automobile s’est mise à exploiter cette source d’énergie jusque-là négligée. Puis, avec la prise de conscience collective du réchauffement climatique, les choses se sont soudainement accélérées.
En quelques mois, l’hydrogène a troqué son costume de second rôle barbant dans les cours de chimie de Mme Espinasse pour celui du premier espoir talentueux que toute l’industrie européenne rêve de voir prendre un jour la relève du pétrole. Un combat qui, étonnamment, paraît presque perdu…