Edito On ne va pas se mentir, le Mondial de l’auto, qui ouvrira ses portes au public mardi prochain, ne propose pas l’édition la plus alléchante de son histoire. Un doux euphémisme au regard de la liste des absents, si longue qu’elle dépasse celle des exposants.
La faute à la crise (ou plutôt aux crises) ? Peut-être, mais pas seulement. Car, bien avant que les mots “Covid” et “semi-conducteurs” ne s’invitent dans notre vocabulaire, de plus en plus de marques se faisaient porter pâle lors des grands salons. Après des décennies d’une surenchère effrénée où, question d’ego, ils dépensaient sans compter pour s’assurer d’avoir toujours un stand plus beau, plus haut, plus “show” que celui du voisin (quand les spectateurs, eux, voulaient surtout voir des voitures), les constructeurs se sont…