Accidentées, économiquement irréparables, usées jusqu’à la corde, mangées par la rouille… chaque année, ce sont des centaines de milliers de guimbardes qui terminent concassées façon puzzle dans l’une des 1 580 casses agréées du pays. Mais ces dernières, officiellement rebaptisées centres VHU (pour véhicules hors d’usage), reçoivent depuis huit ans un nouveau genre de voitures à détruire. Ainsi, dès la mise en place, en 2015, du système de prime à la conversion, tout un contingent d’autos, pas forcément au bout du rouleau, mais cochant toutes les cases pour profiter de l’aubaine, est venu grossir les rangs des condamnées à la broyeuse. Un gâchis aujourd’hui pointé du doigt par certains écologistes. Ainsi, une quinzaine de sénateurs ont planché sur une proposition de loi, présentée le 29 novembre, visant à sauver de…