Edito Pour filer la métaphore automobile, la physionomie de ces élections législatives éclair (et improvisées) ressemble un peu au ballet erratique d’une autoroute réduite en quelques semaines à deux voies. Et, à partir de dimanche, à une seule. Avant les européennes, c’était pourtant la routine que l’on connaît tous : beaucoup de monde sur la file du milieu (là où on peut en même temps doubler et se rabattre), moins sur celles de gauche et de droite. Et puis patatras ! Une dissolution de l’Assemblée nationale plus tard, ça s’est mis à déboîter à tout-va, la plupart du temps sans clignotant, et de préférence en multipliant les queues de poisson. Résultat, à la veille du premier tour, plusieurs partis se sont agglutinés sur les files des extrêmes, laissant le centre…